FAQ générale

Chirurgie robotique

La chirurgie robotique est une forme avancée de chirurgie mini-invasive. Elle permet des gestes très précis et une visualisation stable de l’anatomie. Pour le patient, cette précision favorise une dissection maîtrisée, une reconstruction fiable et une réduction du traumatisme chirurgical. L’objectif n’est pas la technologie en elle-même, mais la qualité et la constance de l’exécution, la sécurité et une récupération prévisible.

Oui. La chirurgie robotique est une modalité opératoire éprouvée et largement utilisée à l’échelle internationale. À Geneva Surgery, elle constitue l’approche de référence et est pleinement intégrée à la pratique quotidienne, y compris en chirurgie programmée, oncologique et en situation d’urgence. La sécurité repose sur l’expérience chirurgicale, l’organisation des équipes et une prise en charge périopératoire structurée.

La stratégie chirurgicale est individualisée. Lorsque la chirurgie mini-invasive robotique apporte un bénéfice clair en termes de précision, de sécurité et de récupération, elle est utilisée comme approche principale. Si une autre stratégie est plus adaptée, elle est discutée de manière transparente avec le patient.

Oui. Les situations d’urgence sont prises en charge selon les mêmes principes que la chirurgie programmée. L’urgence modifie le moment de l’intervention, mais pas les standards de prise en charge. La chirurgie robotique est disponible en continu et peut être intégrée dans la prise en charge des urgences lorsqu’elle apporte un bénéfice clinique clair.

Récupération et reprise des activités

La mobilisation est encouragée dès les premières heures après l’intervention, dès que cela est médicalement approprié.
La reprise de l’alimentation se fait progressivement, selon la tolérance.
Le retour aux activités quotidiennes est guidé individuellement, en fonction du type d’intervention et du rythme de récupération. Des consignes claires sont données durant l’hospitalisation et lors du suivi.

L’approche standard privilégie une stratégie analgésique sans opioïdes. Le contrôle de la douleur repose sur des mesures anticipées et multimodales visant à limiter les effets indésirables associés aux opioïdes. Leur utilisation est réservée à des situations exceptionnelles de recours.
La durée d’hospitalisation n’est pas déterminée par un nombre fixe de jours. Les patients restent hospitalisés jusqu’à l’atteinte de critères de récupération clairement définis. Ceux-ci incluent un contrôle efficace de la douleur sans recours systématique aux opioïdes, une autonomie à la marche, une alimentation orale suffisante ainsi que la reprise du transit intestinal. Cette organisation permet un retour à domicile sûr et prévisible.
La mobilisation est encouragée dès les premières heures suivant l’intervention, dès que les conditions de sécurité le permettent. La reprise de l’alimentation et des boissons est également encouragée précocement après la chirurgie, en fonction de la tolérance. La reprise des activités quotidiennes est ensuite adaptée individuellement selon le type d’intervention et le rythme de récupération. Des instructions claires sont fournies pendant l’hospitalisation et lors du suivi postopératoire.

Consultation et prise de décision

La première consultation vise à comprendre la situation médicale, les symptômes et les attentes du patient. L’examen clinique est complété par l’analyse des examens d’imagerie et des éléments médicaux disponibles. Le diagnostic, les options thérapeutiques et leurs implications sont expliqués de manière claire afin de permettre une prise de décision éclairée.

Oui. Tous les patients bénéficient d’une consultation préopératoire en présentiel avec l’anesthésiste responsable de la prise en charge. Cette consultation permet l’évaluation médicale, l’optimisation si nécessaire et la planification détaillée du parcours périopératoire.
L’anesthésiste et le chirurgien assurent ensuite un suivi conjoint tout au long de la période postopératoire.

Les décisions sont prises à l’issue d’une consultation structurée et objective. Le rôle du chirurgien est d’analyser la situation, d’expliquer clairement les risques et les différentes options, et d’accompagner le patient dans une décision éclairée, en tenant compte de ses priorités et de sa situation individuelle.

Non. Toutes les situations ne nécessitent pas une intervention chirurgicale. Des options de traitement conservateur sont discutées lorsque cela est approprié. La chirurgie n’est proposée que lorsqu’elle est susceptible d’apporter un bénéfice réel en termes de fonction, de sécurité ou de résultat à long terme.

ERAS et préhabilitation

ERAS signifie Enhanced Recovery After Surgery. Il s’agit d’une approche moderne et structurée de la prise en charge chirurgicale visant à optimiser chaque étape du parcours opératoire afin de favoriser une récupération plus rapide, plus sûre et plus prévisible. ERAS repose sur des principes validés scientifiquement et largement adoptés par les sociétés chirurgicales et anesthésiques internationales.

La préhabilitation correspond à la phase de préparation avant l’intervention chirurgicale. Elle vise à améliorer les capacités physiques, nutritionnelles et fonctionnelles du patient afin d’aborder l’opération dans les meilleures conditions possibles.
À Geneva Surgery, la préhabilitation est conçue comme la préparation d’un sportif avant une course, la course étant le jour de l’intervention.
Aucun sportif ne se présente au départ sans préparation.

Une chirurgie est un stress physiologique. Un corps préparé y répond mieux. La préhabilitation permet d’améliorer la tolérance à l’intervention, de réduire le risque de complications et de faciliter une récupération plus rapide. Elle repose sur l’optimisation progressive de multiples paramètres, parfois décrite comme la stratégie des gains marginaux, fondée sur l’amélioration continue.

La préhabilitation associe :
• une activité physique adaptée, ciblée sur la mobilité, la respiration et la fonction,
• une optimisation nutritionnelle, incluant une immunonutrition lorsque indiquée,
• une évaluation et une optimisation médicale individualisée,
• une information claire et transparente permettant au patient de devenir acteur de sa prise en charge.

Chaque élément, même modeste, contribue au résultat global.

Dans le cadre ERAS, l’utilisation des sondes urinaires, des sondes nasogastriques et des drains chirurgicaux est limitée au strict nécessaire.
Cette approche favorise le confort, la mobilisation précoce, la reprise fonctionnelle et réduit le risque de complications liées aux dispositifs invasifs.

Douleur, mobilisation et prévention des complications

La stratégie repose sur une prise en charge proactive de la douleur, visant à éviter le recours systématique aux opioïdes. Elle associe des techniques locorégionales, une anticipation de la douleur et une approche multimodale. Cette stratégie permet un meilleur confort, une mobilisation plus rapide et une récupération digestive plus efficace.

La mobilisation est encouragée très précocement, dès que les conditions de sécurité sont réunies.
La reprise de l’alimentation se fait rapidement, de manière progressive et adaptée à chaque situation.
Ces éléments font partie intégrante de la récupération et ne sont pas considérés comme des étapes secondaires.

La prévention du risque thromboembolique repose sur une stratégie combinée incluant :
• la mobilisation active précoce,
• le port de bas de contention adaptés,
• l’utilisation de dispositifs de compression pneumatique pendant l’intervention,
• une anticoagulation prophylactique intégrée au protocole de soins.

Objectifs globaux et suivi

L’objectif est double :
• assurer une chirurgie rigoureuse et sécurisée,
• permettre une récupération rapide, fonctionnelle et durable, en limitant les effets indésirables liés à l’intervention elle-même.

Les principes ERAS et de préhabilitation sont intégrés de manière transversale à l’ensemble de la pratique de Geneva Surgery, qu’il s’agisse de chirurgie de la paroi abdominale, de chirurgie oncologique ou de chirurgie biliaire, avec des adaptations selon la situation clinique.

Après l’intervention, la récupération est suivie de près par l’équipe chirurgicale et anesthésique travaillant en binôme. Les patients restent hospitalisés jusqu’à l’atteinte de critères de récupération définis à l’avance.
Le suivi se poursuit après le retour à domicile par des consultations programmées et, lorsque nécessaire, en coordination avec les médecins référents ou les équipes d’oncologie.

Le rôle du chirurgien est d’analyser la situation de manière objective, d’expliquer clairement les risques et les options, et d’accompagner le patient dans une prise de décision éclairée. La chirurgie est envisagée dans une logique de gestion du risque, en tenant compte des priorités et des objectifs propres à chaque patient.

Cela dépend du type d’intervention et du rythme de récupération. De nombreux patients rentrent à domicile de manière autonome. Si un soutien temporaire est utile, il est anticipé et organisé. L’objectif est un retour rapide et sûr à une qualité de vie normale.

Oui. Une communication directe avec le chirurgien fait partie intégrante de la prise en charge. Elle permet d’assurer un suivi réactif et cohérent tout au long du parcours de soins.